Professionnels de la petite enfance

Émomio en structure d'accueil : ce que nous avons observé

Crèches, micro-crèches, assistantes maternelles, écoles, accueils de loisirs : avant de proposer Émomio, nous avons voulu voir comment des enfants s'en emparent réellement, dans le cadre d'une journée en structure. Plutôt que de décrire ce que le produit devrait faire, nous avons regardé ce qu'il se passait vraiment. Voici notre démarche, ce que nous avons observé et ce que nous en retenons.

Lire les observations

Notre démarche

Observer avant d'affirmer

Notre parcours mêle le commerce et la petite enfance. Pour Émomio, nous avons choisi de partir du terrain plutôt que d'une promesse : un objet pensé pour accompagner les émotions doit d'abord trouver sa place dans le quotidien réel d'une équipe et d'un groupe d'enfants.

Dix émotions à l'essai

Les premiers essais ont porté sur dix émotions. Les coussins ont été mis à disposition des enfants dans une structure d'accueil de jeunes enfants, sans consigne d'utilisation particulière, pour les laisser découvrir les personnages à leur rythme.

Observation

Une professionnelle de la petite enfance a observé, au fil des journées, les initiatives des enfants : choix spontanés, échanges avec l'adulte, activités libres, temps de repos. Chaque situation marquante a été notée, avec le contexte et les mots de l'enfant.

Cinq émotions retenues

Sur les conseils et les retours des professionnelles de la petite enfance, nous avons retenu cinq émotions pour commencer, les plus faciles à reconnaître : la joie, la colère, la tristesse, la fatigue et l'amour. Les retours servent aussi à ajuster le produit : lisibilité des visages, couleurs, finitions, fermeture sans pièce dure.

Il s'agit d'observations de terrain, menées dans une seule structure, et non d'une étude scientifique. Les situations décrites ci-dessous sont anonymisées ; les interprétations relèvent du regard professionnel de l'observatrice, sans valeur de certitude.

Pourquoi un repère visuel

Donner une forme à ce que l'on ressent

Les émotions traversent chaque journée d'un groupe : la joie des retrouvailles, la colère d'un objet disputé, la tristesse d'une séparation, la fatigue de fin de matinée, la tendresse d'un câlin. Elles disent quelque chose de ce que chacun vit et de ce dont il a besoin.

Quand les mots ne sont pas encore là, ou pas disponibles sur le moment, un visage simple peut servir de point d'appui. Il se reconnaît d'un coup d'œil, se montre du doigt, se prend dans les bras. L'adulte peut alors accueillir l'émotion et mettre un mot dessus, sans la juger.

Sur le terrain

Quand les enfants s'approprient les émotions à leur manière

Quelques situations qui ont particulièrement retenu l'attention de notre observatrice, autour des cinq émotions retenues.

Entre colère et joie, sans un mot

Un après-midi d'été, un enfant se prépare pour les activités d'eau. À la question « Ça va ? », il ne répond pas : il part chercher le coussin de la colère et le rapporte. Interrogé à nouveau, il repart, repose la colère et revient avec la joie. « Tu es content ? » — « Oui ! », avec un sourire.

L'enfant a utilisé deux personnages successivement, sans y être invité, pour participer à l'échange.

« Non, parce qu'il est content »

Un enfant traverse une période de changements : naissance attendue dans la famille, entrée prochaine à l'école, départ de la crèche. Ses journées sont ponctuées de pleurs et de colère. Un jour, il apporte le coussin de la joie. « Tu l'aimes bien ? » — « Non, parce qu'il est content. »

Peut-être exprimait-il, à sa manière, qu'il ne se sentait pas content à cet instant. Il s'agit d'une interprétation professionnelle, et non d'une certitude.

Accueillir la parole de l'enfant, même lorsqu'elle surprend, sans lui donner immédiatement une signification.

« Maman » : un sourire et un bisou

Une enfant exprime à plusieurs reprises son envie de retrouver sa maman. De sa propre initiative, elle choisit le coussin de l'amour, regarde le visage, sourit, dit « Maman » et dépose un bisou sur le personnage.

Un choix, un mot, un sourire et un geste d'affection, intégrés spontanément à un moment de la journée.

La sieste : « Parce que je suis fatigué, moi »

Au moment de la sieste, un enfant prend d'abord le coussin de la joie, puis revient : « C'est pas celui-là que je veux. » Il choisit la fatigue : « Parce que je suis fatigué, moi. » Il part s'installer avec.

Plus largement, certains enfants allaient chercher les coussins avant de s'endormir ou les gardaient près d'eux, parfois à la manière d'un objet de réconfort.

Le coussin devient un support pour exprimer un choix et un état du moment.

Dans les parcours moteurs

Intégrés aux parcours, les coussins deviennent des repères à rejoindre, des éléments à contourner ou des points de passage. Les enfants les retrouvent au fil de leurs déplacements et les intègrent à leur exploration de l'espace.

Les personnages ne sont plus seulement à observer : ils deviennent des éléments de l'activité motrice.

« Où est la joie ? » : reconnaître les émotions ensemble

Le principe est simple : nommer une émotion et inviter les enfants à retrouver le personnage correspondant. Selon leurs possibilités, ils désignent le coussin, vont le chercher ou nomment eux-mêmes l'émotion.

Chacun participe à sa manière : montrer, prendre ou apporter un personnage est déjà une réponse.

Dans les scènes imaginées par les enfants

Un enfant fait semblant de soigner un coussin ; d'autres l'installent pour la sieste ou lui donnent un rôle dans une situation imaginée. Le personnage prend place dans la scène, comme le ferait une peluche.

Les enfants intègrent les personnages à leurs propres scénarios, selon leurs initiatives.

Dans votre structure

Un même ensemble, des usages différents

Selon les enfants, les situations et les moments de la journée, les coussins Émomio ont trouvé leur place de multiples façons. Parfois comme nous l'avions envisagé ; parfois là où nous n'avions pas pensé.

  • Accueil et échanges : un support pour participer à une conversation, même sans mots. Montrer un personnage peut suffire à ouvrir un échange avec l'adulte, au moment de l'accueil ou d'un temps de regroupement.
  • Temps de repos : un repère choisi par l'enfant au moment de l'endormissement. Certains enfants vont d'eux-mêmes chercher le personnage qui correspond à leur état du moment.
  • Motricité : des repères visuels à rejoindre ou à contourner dans les parcours, que les enfants reconnaissent et nomment au passage.
  • Temps de reconnaissance : « Où est la joie ? », « Où est la colère ? »… Proposés par l'adulte, ces moments invitent chacun à participer à sa manière : en montrant, en apportant ou en nommant.
  • Imaginaire : lors des temps libres, les enfants intègrent parfois les personnages à leurs propres scénarios, comme ils le feraient avec une poupée ou une peluche.

Observer ces initiatives, c'est aussi laisser une place à la manière dont chaque enfant explore, choisit et s'exprime dans son quotidien.

Émomio est avant tout un objet de confort et de dialogue : une housse de coussin décorative, et non un support pédagogique ni un outil thérapeutique. Les usages présentés ici sont ceux que les enfants et l'équipe ont imaginés librement ; ils ne remplacent ni l'écoute ni l'accompagnement des professionnels. En collectivité, son utilisation se fait sous la surveillance des adultes, selon les règles de votre structure.

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Nombre de salles, d'enfants accueillis, quantités envisagées, délais : décrivez-nous votre besoin, même s'il n'est encore qu'une idée. Nous vous répondons personnellement, en général sous quelques jours ouvrés.

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Housses 45 × 45 cm vendues à l'unité, chacune dans sa pochette zippée. Coussin de garnissage non fourni.

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